Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous avez
toujours une envie folle de me faire
danser; je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme,
toute nue, venez me faire une visite
nous causerons franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié ; en un mot, la meilleure preuve
que vous puissiez rêver puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant, j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
A présent, lisez une ligne sur deux
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Lisez maintenant le premier mot de chaque phrase
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.
La réponse de George Sand suit le même principe
Mais qui parle de pornographie ? =P A noter qu'il s'agit d'une correspondance réelle et qu'à l'époque il ne s'agissait pas du terme bite mais du mot vis, évidemment...
bien compris l'autre soir que vous avez
toujours une envie folle de me faire
danser; je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme,
toute nue, venez me faire une visite
nous causerons franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié ; en un mot, la meilleure preuve
que vous puissiez rêver puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant, j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
A présent, lisez une ligne sur deux
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Lisez maintenant le premier mot de chaque phrase
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.
La réponse de George Sand suit le même principe
Mais qui parle de pornographie ? =P A noter qu'il s'agit d'une correspondance réelle et qu'à l'époque il ne s'agissait pas du terme bite mais du mot vis, évidemment...
